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Anna Carter Plein Sens
Future of Work Management Collaboration

Le futur du travail selon… Anna Carter

Anna Carter est associée au cabinet Plein Sens, et co-animatrice de l’Exploration Futur(s) du Travail. Elle a répondu pour nous à trois questions sur les évolutions du monde professionnel !

Anna, avant de commencer, est-ce que vous pouvez nous dire quel est votre métier ? 

Je suis associée au sein de Plein Sens, un cabinet d’études et de conseil dont le cœur d'intervention est le travail, ce qu'il produit et ceux qui le font. Mon approche de consultant vise l’articulation individu-collectif-organisation(s), ce qui fait système, et l’équilibre à (re)trouver dans ce qui nous transforme et transforme notre travail.


1. Pourquoi est-ce que le futur du travail serait différent de ce qu’on connait aujourd’hui ? 

Tout simplement parce qu’il est à inventer. Ce n’est ni un progrès continu, ni une rupture franche, mais plutôt une prise de conscience, individuelle d’abord et de plus en plus collective. Il est possible de faire aujourd’hui en ligne avec nos convictions, quelles qu’elles soient.

Il y a une volonté partagée de ne pas subir, mais d’agir, chacun à son niveau avec ses moyens, volonté qu’on rencontre de plus en plus dans le cadre professionnel.

Je pense notamment à toutes les demandes de nos clients pour « embarquer les collaborateurs », « travailler l’engagement »,  aux méthodes de co-conception ou de co-design… qui reflètent certes une mode, mais pas que !

Les « gens au travail » ne sont pas que des travailleurs. Nous voulons tous que notre travail soit utile, pour nous individus certes, et aussi pour le collectif, pour notre entreprise, pour nos clients et pour la société.

2. De quoi est-ce que vous aimeriez que le futur du travail soit fait / ne soit pas fait  ?

Je ne saurais pas parler pour tout le monde, uniquement de ce que je vois dans les entreprises et qui me semble crucial dans le monde du travail, c’est la question de la liberté : la liberté de choix, la liberté d’actions, de décisions… dans la limite des contraintes liées au job.

Liberté dans un cadre, c’est la définition de la responsabilité (responsabilisation disent certains).

Cela implique donc de comprendre l’environnement dans lequel on agit : son entité, ce qu’elle produit, son modèle économique, comment se construit la performance, les interactions avec les autres entités ou les clients, les impacts des dysfonctionnements (pas uniquement ceux des autres, mais les miens aussi)…

Cela demande un « éclairage » : de la part de l’entreprise pour expliquer, donner à voir, donner accès, et aussi de la curiosité de la part des individus, un effort pour se comprendre et vivre dans un collectif plus large. Un intérêt réciproque en fait !

J’aimerais que notre futur du travail se construise en considérant les gens comme des individus responsables, capables de comprendre, de réfléchir et d’agir à leur niveau.

3. Comment inventer un futur du travail souhaitable ?

En le faisant nous-mêmes ! Et en le négociant dans nos collectifs.

En se posant les questions des relations au travail que l’on veut, de l’interdépendance qu’on accepte, des modalités pour discuter, partager les idées et les façons de faire… et en commençant par changer soi avant d’imposer quoi que ce soit aux autres.

Et c’est souvent plus facile quand on s’y met à plusieurs !

En savoir plus sur l’Exploration Futur(s) du Travail