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Aline Martinez Santos – Hive#02 resident
Résidence collaborative – Hive Collaboration Arts et Culture

INSIDE THECAMP : Aline Martinez Santos…

Fashion designer brésilienne spécialisée dans les vêtements connectés, Aline Martinez Santos fait partie de la deuxième session de la résidence collaborative Hive à thecamp. Elle nous raconte son quotidien ! 

 

– Pourquoi venir à thecamp ?

« Quand j’ai entendu parler de l’appel à candidatures à la résidence Hive, il y a un mot clef qui m’a particulièrement frappée : innovation sociale. Je suis venue les bras ouverts pour expérimenter quelque chose de nouveau. »

 

– Comment on vit dans ce lieu ?

« C’est une sorte de retraite, pour travailler d’une autre manière, pour comprendre un mode d’organisation différent, pour expérimenter une autre façon de vivre. On donne beaucoup de soi ici. L’expérience humaine est riche, on accorde plus d’attention à autrui. Ici, on retrouve le temps de penser, de mesurer la valeur d’une suggestion, d’un conseil. C’est aussi un lieu extrêmement vivant, on y croise tous les jours de nouvelles personnes, des groupes aux profils divers, des hommes d’affaires, des institutionnels, des enfants... »

 

– À quoi ressemble le quotidien ?

« On sort peu, c’est du concentré ! Tout ici est plus ou moins programmé, on suit ces dynamiques, on n’est pas livré à soi-même. Chaque jour est un jour différent avec des plannings différents.

On se réunit pour réfléchir aux projets en se répartissant dans des mini-groupes créés pour ça. À d’autres moments, on prend part à des ateliers, tous ensemble. En parallèle, des rencontres sont organisées avec des personnes incroyables, comme nos mentors, et aussi des experts qui interviennent ici. Sinon, on doit consacrer 25% de son temps aux autres projets de thecamp. On choisit ceux qui nous intéressent et on propose des activités.

C’est encadrement précis, mais ça ne nous empêche pas de suspendre une activité quand on se rend compte qu’on n’avance pas, pour se donner du temps et faire en sorte que l’inspiration revienne. C’est une manière très humaine de travailler. »

 

– Quelles sont les étapes du programme ? 

« Les semaines ici ne se ressemblent pas, parce qu’il y a une progression dans ce qu’on fait. Djeff et Tiphaine, nos “facilitateurs”, organisent notre planning en fonction des objectifs qu’on doit atteindre.

Au démarrage, on a réfléchi sur toutes les thématiques proposées (alimentation, qualité de vie dans les villes et éducation), en formulant des idées. À chaque fois, on formait des groupes de trois à quatre personnes pour concevoir un projet, puis on changeait de groupe. Cette méthode nous a permis de connaître la manière de travailler de chacun d’entre nous et d’apprendre à articuler notre pensée autour d’un objectif précis.

On a ensuite voté pour les idées qui nous parlaient le plus (on n’avait pas le droit de voter pour nos propres idées). Sur les 30 propositions existantes, on en a choisi 6. Ce processus nous a permis de valoriser la voix du groupe, le choix du collectif. »

 

– Quel est le rôle de la résidence Hive à thecamp ?

« Pour moi, le programme Hive représente une bouffée d’air pour thecamp, parce qu’elle apporte des pensées et des attitudes nouvelles. C’est pour eux une manière de tester en permanence leurs propres projets et principes pour se réinventer, ne pas se figer. Cette énergie nouvelle, c’est le fruit des états d’esprit et des backgrounds variés des personnes qui viennent participer à la résidence collaborative. L’air est plus frais parce qu’on est jeunes et qu’on a un autre regard sur l’innovation. En fait, le programme Hive, c’est du questionnement. »